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Publié le par O + R

  

Quelques notions basiques sur les armes à feu, les vraies

 

- Les  revolvers ont leurs munitions contenues dans un barillet, percé de 5 à 7 chambres individuelles. Ils tirent des munitions plutôt puissantes

- Les pistolets sont alimentés par des chargeurs, qui peuvent renfermer jusqu'à 15 ou 17 cartouches, parfois plus dans les armes très modernes  

- Basiquement, le calibre d'une arme correspond aux dimensions des munitions qu'elle tire et particulièrement leur diamètre. En Europe, ces dimensions sont données en millimètres (7.65mm, 9mm...), aux USA en centièmes de pouce (.38 = 0.38 pouces, soit... 9mm) ou en millièmes de pouce (.500 = 0.500 pouces, soit 12.7mm)

- Pour tirer, on n'appuie pas sur la gâchette (qui est une pièce du mécanisme interne de l'arme) mais sur la queue de détente

- La plupart du temps, aucune flamme ne sort de la bouche du canon lors d'un coup de feu : cela dépend en grande partie de la munition utilisée

- Les "silencieux" n'existent pas : ce sont des modérateurs de son. Ils ne font "que" diminuer le bruit de la détonation de 30 à 50 dB

- Il n'y a aucune utilité à adapter un modérateur de son sur un revolver : la détonation a lieu à l'arrière du barillet, endroit qui n'est pas complètement compartimenté donc pas isolé...

- Certaines armes modernes, bien que conçues en matériaux de composite (polymère), ne sont pas invisibles aux détecteurs à métaux et autres portiques, car leur canon et certaines pièces mécaniques internes sont toujours en métal  

 

 

 

Approfondissons un brin, pour ceux que cela intéresse

 

Il existe différentes manières de classer les armes à feu.


En premier lieu, il est habituel de faire le distinguo entre les armes longues et les armes courtes, dites armes de poing.


On peut aussi faire la différence entre les armes automatiques (une seule pression continue sur la queue de détente entraîne une rafale de tirs qui durera jusqu’à ce que le chargeur soit vide), les armes semi-automatiques (il faut presser la queue de détente à chaque coup de feu), et les armes qui tirent au coup par coup (qui nécessitent d’être rechargée après chaque coup tiré).


Ici, nous nous pencherons avant tout sur les armes de poing semi-automatiques, mais la plupart des notions que l’on va évoquer sont également valables pour les autres armes à feu.



Les revolvers sont construits autour d’un cylindre nommé barillet, percés de 5 à 7 chambres - rarement plus - pour accueillir les munitions, une par chambre.


Les pistolets sont pour leur part alimentés par des chargeurs, qui peuvent contenir un nombre de munitions plus important : jusqu’à 15 ou 17, voire plus dans certaines armes très récentes ou en cas d’utilisation de chargeurs dépassant la taille de l’arme.


Outre le nombre de cartouches, l’autre principal facteur qui différencie les revolvers des pistolets est leur puissance : les revolvers ont tendance, pour un encombrement à peu près équivalent, à tirer des munitions plus puissantes.



 

Cela nous amène à parler de calibre.


Au sens strict, le calibre d’une arme correspond aux dimensions des munitions qu’elle tire.


Commençons par un point de vocabulaire : Pour être tout à fait exact, les pistolets et revolvers ne se chargent plus avec des balles, mais avec des cartouches. Une cartouche, munition complète, comprend l’ogive (la balle à proprement parler), la charge propulsive (la poudre) et l’amorce, le tout étant mis en place dans une douille (ou étui) en cuivre ou en laiton.


Revenons à la question du calibre : à la base, il exprime donc les dimensions de la balle tirée (et non de la cartouche complète).

Il est déterminé par deux données : la principale est le diamètre du projectile ; l'autre est plus ésotérique - nous y reviendrons.


En Europe, le diamètre est donné en millimètres, tout va bien.

Cependant, les USA n’ont pas le système métrique, aussi cette valeur y est exprimé soit en centième de pouce (un .44 fait ainsi 0,44 pouces, c’est-à-dire 11,17mm), soit en millième de pouce (un .357 fait 0,357 pouces, soit 9,2 mm).


Il faut ajouter que l’usinage des munitions, aussi minutieux soit-il, génère forcément des aberrations, c’est-à-dire de très légères différences d’une balle à l’autre, pourtant du même calibre, de l’ordre de quelques millièmes ou parfois centièmes de pouces. Pour palier à ce problème, les armes ont une certaine tolérance : le diamètre du canon est toujours très légèrement supérieur à celui de la munition… Ce qui a amené, par le temps, a voir fleurir des armes qui acceptent plusieurs types de cartouches : toutes les armes chambrées en .357 Magnum acceptent le .38 Spécial par exemple…



L’autre donnée déterminée par le calibre est plus arbitraire...


En Europe, elle désigne parfois la longueur de la balle, dans ce cas elle est exprimée en millimètres (9x19, 9x21, 5.7x28…).


Mais dans la majorité des cas, ce n’est pas un chiffre mais un nom qui suit le diamètre. Cela peut être le nom du manufacturier qui a développé la munition (.38 Spécial Smith & Wesson), de l’ingénieur qui l’a mise au point (7.65 Browning), ou tout simplement être un nom commercial, qui ne donne aucune indication particulière (.50 AE pour Action Express, .45 ACP pour Automatic Colt Pistol...).




Au final, un calibre s’approche plus d’une appellation empirique que d’une indication stricte et précise…

      

 

 

 

 

 

 

Revenons sur les armes elles-même et voyons plus précisément quels éléments les composent.

 

Tout d'abord, voici un pistolet semi-automatique :

 

 

 

 

 

  

   

  

 

Culasse : partie supérieure de l'arme ; mobile, elle recule après chaque coup tiré puis se remet en place pour permettre l'éjection de la douille vide et la mise place de la cartouche suivante

 

Levier de chargement ou Refouloir : permet de remettre la culasse en avant manuellement, après l'introduction du chargeur

 

Levier de sécurité : il permet de bloquer la platine pour empêcher tout tir accidentel

Fut : partie située à l'avant de l'arme, devant le pontet ; sur certains modèles on peut y fixer des accesoires (torche, visée laser...) 

Pontet : protège la queue de détente pour empêcher tout tir accidentel en cas de chute de l'arme ou de coup

Poussoir de chargeur : libère le chargeur

Hausse : arrière du système de visée

Guidon : avant du système de visée

Crosse : partie arrière de l'arme, qui est tenue par le tireur ; elle renferme le chargeur  

Plaquettes : en plastique, en polymère ou en bois, elles cachent le chargeur et permettent une bonne prise en main de la crosse

Bouche : sortie du canon, d'où sort l'ogive lors du tir

Queue de détente : élément actionné par le tireur pour déclencher le tir

Chien : il vient frapper le percuteur, pièce interne de l'arme, qui va à son tour frapper l'amorce située à l'arrière de la cartouche et déclencher la mise à feu de la poudre ; sur certains modèles il peut être encastré dans la culasse, dans ce cas il ne sera pas visible

Busc : partie arrière de l'arme, qui vient se loger dans la main du tireur entre le pouce et l'index

Fenêtre d'éjection : "trou" par lequel la douille est éjectée immédiatement après un tir, lorsque la culasse est en position arrière

 

 

 

 

Maintenant, voici un revolver :

 

 

 

 

Barillet : partie centrale de l'arme, le barillet est percé de 5 à 8 chambres selon les modèles. Chaque chambre accueuille une munition. Le barillet  est un cylindre, il tourne sur lui-même autour d'un axe central pour présenter successivement chacune des chambres en alignement avec le chien à l'arrière et le canon à l'avant

Canon : partie dans laquelle passe l'ogive tirée avant de sortir de l'arme

Bouche : sortie du canon, d'où sort l'ogive lors du tir

Fut : partie située à l'avant de l'arme, devant le pontet ; il renferme et protège la tige-extracteur

Extracteur : tige mobile qui permet de sortir le barillet de son axe pour éjecter les douilles vides et recharger chacune des chambres ; il bloque le barillet pendant le tir et le port de l'arme

 

Poussoir-extracteur : actionne l'extracteur pour libérer le barillet

 

Pontet : protège la queue de détente pour empêcher tout tir accidentel en cas de chute de l'arme ou de coup

Hausse : arrière du système de visée

Guidon : avant du système de visée

Crosse : partie arrière de l'arme, qui est tenue par le tireur 

Plaquettes : en plastique, en polymère ou en bois, elles permettent une bonne prise en main de la crosse

Queue de détente : élément actionné par le tireur pour déclencher le tir

Chien : actionné par la queue de détente, il vient frapper l'amorce située à l'arrière de la cartouche et déclenche ainsi la mise à feu de la poudre

 

Publié dans wzcguns

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